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Article : Qualifications pour le mondial 2014 ,l’explication finale en Afrique!
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16 septembre 2013

Qualifications pour le mondial 2014 ,l’explication finale en Afrique!

Les dés sont donc jetés.Le sort a décidé  ce matin au Caire des rencontres de barrages à l’issue desquelles on connaitra les cinq représentants  de l’Afrique au bresil en juin prochain.L’affiche de ces barrages est sans doute le match Côte d’Ivoire-Senegal.Un remake  des  éliminatoires de la dernière CAN qui avait vu les tristes évènements de violence au stade Léopold Sedar Senghor lors du match retour.Une situation qui ne risque pas de se présenter puisque les lions de la terranga seront privé de match retour dans leur tanière en raison d’une sanction de la FIFA. Alain Giresse, sélectionneur  du Sénégal a répondu ainsi sur les ondes de la radio RFI:

   Il faudra un Sénégal  au maximum de ses capacités pour passer la Côte d’Ivoire

La rencontre Egypte-Ghana promet aussi d’atteindre des sommets,tout comme le Burkina Faso -Algérie avec un match retour que je vous laisse imaginer à Blida .L’autre choc entre l’Afrique subsaharienne et le Maghreb opposera la Tunisie,repêchée de dernière minute suite à la négligence notoire du Cap Vert , et le Cameroun qui devrait faire sans Eto’o ,le joueur ayant annoncé sa retraite internationale.Il y’a enfin une dernière opposition  qui parait à priori moins disputée que les autres rencontres,celle opposant le champion d’Afrique sortant le Nigeria au moins connu des « barragistes » la surprenante Éthiopie.Ces rencontres se tiendront en aller-retour  du 11 et 15 octobre et du 15 au 19 novembre.Elles mettront  fin à  la phase africaine de qualification pour la coupe du monde 2014 tristement marqué par huit matchs gagnés sur « tapis vert » en raison d’affaires récurrentes de joueurs non qualifiés.

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Article : Séminaire Afrique et Liberté 2013
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16 septembre 2013

Séminaire Afrique et Liberté 2013

Photo d'ensemble des participants
Photo d’ensemble des participants

L’édition 2013 du cours d’été sur la liberté en Afrique s’est tenue du 11 au 14 novembre  à Abidjan. Institué depuis 2009  par le think tank Audace Institut Afrique, ce séminaire a réuni une quarantaine de jeunes, majoritairement des étudiants, au centre Saint-Jean situé dans la commune de Cocody.

Ces jeunes ont suivi une série d’exposés portant sur la mondialisation, la malédiction des ressources naturelles, les initiatives citoyennes, l’art oratoire, la Constitution et le développement et enfin l’intelligence économique. Les différents  intervenants se sont attachés à mettre en évidence  la problématique de la liberté dans chacune de leur présentation.

Hicham el Masoui, chercheur  au projet www.unmondelibre.org, a ainsi expliqué que  la faible participation de l’Afrique à la dynamique de la mondialisation résulte de l’absence d’institutions libérales, gages d’une initiative privée  forte et d’une classe d’entrepreneurs innovants à la base de la création de richesse. Il a par ailleurs indiqué que la malédiction des ressources naturelles en Afrique se manifeste dans un environnement marqué par un triple verrou politique, économique et social mis en place par les autorités de ces pays.

Les aspects juridiques de la liberté ont été abordés par Hermann Okou (chercheur au Centre international pour le développement du droit). Il a insisté sur le préalable que constitue le strict respect des Constitutions africaines dans la recherche de développement. De ce fait, les nombreuses réformes de Constitutions devraient s’inscrire dans le sens d’un renforcement de l’Etat de droit en Afrique.

A leur tour, Gisèle Dutheuil et Aquilas Yao, respectivement directrice D’AIA et  président des Etudiants pour la liberté en Afrique francophone, ont sensibilisé les participants à l’exercice de la citoyenneté et aux techniques d’art oratoire nécessaires à la formulation des revendications d’intérêt général.

Une introduction à l’intelligence économique et stratégique a marqué la fin des présentations. Michel Lavoizard, PDG d’ARIS-Intelligence, en a profité pour  présenter les enjeux de la recherche d’informations de qualité dans l’exercice de responsabilités tant individuelles que collectives empreintes d’efficacité. Rendez-vous  a été  pris  pour l’édition 2014!

Remise des Diplomes de participation par Mme Gisèle Dutheuil

Remise des diplômes de participation par Gisèle Dutheuil.

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Article : Barça, suites et fin !
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24 avril 2013

Barça, suites et fin !

La détresse du défenseur barcelonais Gérard Piqué après la large défaite à Munich en Ligue des champions. (REUTERS/Michael Dalder)
La détresse du défenseur barcelonais Gérard Piqué après la large défaite à Munich en Ligue des champions. (REUTERS/Michael Dalder)

Je m’étais promis de démontrer au blogueur guinéen Mamady Keita, grand supporter du FC Barcelone, que le déclin constituait un phénomène séquentiel. Malheureusement, je n’ai pas pu le rencontrer en vrai puisque j’ai raté le RDV de Dakar à cause… à cause de moi même ! Mais la correction infligée par le Bayern au Barça mardi 22 avril me donne l’occasion de me rattraper.

Alors c’est quoi un phénomène séquentiel ? C’est un film en différents épisodes, un verre d’eau qui se remplit goutte à goutte, une nouvelle en plusieurs chapitres, une pièce de théâtre à plusieurs tableaux….

Le déclin est de cet ordre là. La marche des catalans vers l’anonymat se poursuit donc en plusieurs actes . Le huitième de finale aller face au Milan AC a servi de chapitre introductif à une nouvelle qu’on pourrait s’intituler « Barça, suite et fin ! ». Ne vous en faites pas, le match retour tient bien sa place dans le film : c’est  l’épisode où Dieu donne assez de corde à celui qui souhaite se suicider!

Les défaites se construisent parfois dans les victoires

En effet, toutes les occasions ratées par l’attaquant français M’Baye Niang du Milan AC lors du match retour entre le Barça et l’équipe milanaise – qui a vu l’équipe catalane s’imposer 4-0 – n’étaient que la manifestation d’une constante dans l’histoire : donner une dernière illusion de pouvoir au prince en pleine déchéance, afin de lui faire rater une dernière occasion de se remettre en cause. Et le résultat fut on ne peut plus satisfaisant. Oubliés les doutes et les critiques du match aller et de la défaite 2-0 en Italie : des tonnes d’articles faisant l’apologie d’un Barça immortel et d’un Messi plus que messianique ont été publié les jours suivants le match retour.

Et je pensais, bien avant Canal+, que la double confrontation face au PSG aurait du être le dernier tableau de la pièce théâtrale. J’en retiens néanmoins deux choses :

  • Désormais il faudra compter avec Paris en Europe,
  • Comme depuis  longtemps, il faut oublier Zlatan Ibrahimovic lorsqu’il s’agit de la Ligue des champions !

Les aveux de faiblesse de Lionel Messi

Je ne reviendrai pas sur  les événements  d’hier et cette lourde défaite en Allemagne (4-0), qui constitue bel et bien la première partie du dernier épisode, mais je veux juste vous rapporter les propos du magicien Messi qui  a une  fois de plus réussi à disparaître pendant 90 minutes.

« Ils ont été beaucoup plus forts que nous, supérieurs physiquement. C’est dommage mais il faut continuer.  Je me suis senti bien.  J’étais assez en forme pour jouer ce soir. Il va falloir élever le niveau pour le match retour et pour la Liga où on veut remporter le titre. Il faut vraiment rebondir maintenant. »

Que dire de plus, sinon que le déclin  partage avec la vérité une constance : l’implacabilité !

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Article : Après l’apogée, le déclin irréversiblement !
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27 février 2013

Après l’apogée, le déclin irréversiblement !

Le bloggeur  Keita Mamady a beau vouloir se persuader, mais l’histoire n’est qu’une répétition. A  l’image des bulles financières, des royaumes ou des empires, toute réalisation humaine naît  se développe, atteint son apogée et  comme le suggère  le  sage, se  fraie  un chemin vers le déclin. Le FC Barcelone et ses supporters ont cru longtemps au modèle parfait, immuable  et sans limites, un peu  comme un système de jeu inventé  par  DIEU lui-même. Pourtant les  signes d’insuffisances n’ont  pas  manqué.

Vous vous en souvenez sans doute. Le 06/05/2009 à Stamford bridge, demi-finale retour de la ligue des champions ; Chelsea emmené par un Didier Drogba au sommet de sa forme rencontre le Fc Barcelone de Messi et d’Eto’o. Les blues maîtrisent de bout en bout une partie au cours  de  laquelle l’arbitre Tom Henning  Ovrebo  s’illustre par des erreurs grossières au détriment des hôtes. On se souvient encore du terrible « it’s a fucking  disgrace » de Drogba. Score final 1-1 et Barcelone se qualifie.

Deux ans plus tard, toujours au même stade de la compétition, mais cette fois-ci au Camp-Nou à Barcelone ; L’inter  de Milan de Mourhino emmené par un Samuel Eto’o revanchard assure, à 10 contre 11 ,un match  nul héroïque, montrant bien les failles du système Guardiola.

2012, les protagonistes de 2009 se retrouvent, à part bien sûr Ovrebo. L’homme est rentré au couvent en Norvège et se fait appeler désormais père Knut, sans doute, pour se libérer de ses remords. La copie de Chelsea, à 10 contre 11,(comme par hasard) est une fois de plus d’une maîtrise tactique rarement vue.  Le ballon est laissé au catalans qui ne savent quoi en faire devant une le triple rideau défensif des blues. Et point d’Andrès Iniesta  pour sauver le Barça, c’est plutôt Didier Drogba qui les portent à la croix. Score final 2-2 et qualification de Chelsea.

On le voit donc  la  défaite de ce soir contre le réal de Madrid après celle concédée à Milan n’est que la suite logique  des  prémisses  d’un  déclin  qui remontent à quelques années. Et que Keita Mamady  ne vienne accuser le pauvre Roura, actuel coach du  Barça, de n’avoir pu  perpétuer  le système Guardiola. Il s’agit ni plus ni moins d’une fin de cycle tout comme  l’éclatement d’une bulle financière, du déclin d’une génération de joueurs, exceptionnels, je le concède.

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Article : Une valse de classicos
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26 février 2013

Une valse de classicos

 Ils constituent des moments clés dans les différents championnats de foot. Pour les supporters,battre l’ennemi juré est aussi important que le titre de champion et dans bien des cas des victoires au cours des classicos permettent de sauver les saisons de certains grands clubs. Plus que des évènements sportifs ,ces matchs constituent de vrais show marketing à l’échelle planétaire avec des mannes financières importantes en termes de droits de télé. Ce dimanche le classico de la ligue 1 française opposant le PSG à l’OM a drainé autour du petit écran des millions de téléspectateurs dans une centaine de pays .La première de David Beckham au parc des princes explique en partie cet engouement .Toutes les cameras étaient braquées sur la star anglaise aussi bien dans les vestiaires, sur le banc , à l’échauffement ou encore lorsqu’il s’apprête à rentrer en cours de match….On a eu parfois l’impression de voir la retransmission de l’arrivée de beckham à Paris entrecoupée par des images des 22 acteurs sur la pelouse. Score final 2-0 pour les néo-qataris ,un but csc de n’koulou et l’improbable coup de genoux du géant suédois ibracadabra.

ibrahimovic et beckham

Autre continent,autre classico mais cette fois-çi très peu médiatisé. Le championnat ivoirien a ainsi connu son classico ce week-end .Le traditionnel Asec-Africa s’est tenu au mini stade champroux devant moins de 5000 spectateurs et dans le désintérêt de la majorité des fans ivoiriens de foot , sans doute occuppés à suivre un certain Chelsea-Manchester-City sur canal+.Ils sont loin ces classicos des années 70 et 80 qui réussissaient à mettre en branle tout le pays voire toute la sous région ouest-africaine .Ces deux équipes dominaient alternativement la regretté super-division et comptaient en leur sein bon nombre de stars africaines du moment. Ainsi george weah ,rachidi yekini ,antoine bell ont fait rêver les membres associés tandis que les actionnaires(supporters de l’Asec Mimosas) adulaient des joueurs comme abdoulaye traore dit ben badi surnommé le mouton d’or ;serge magui alain ;le zidane ivoirien de l’époque. Aujourd’hui il est plutôt rare de trouver des joueurs de ce niveau dans le championnat local. Les années de crises ont réduit la puissance financière de ces 02 clubs de sorte que les meilleurs éléments ont tôt fait de prendre le chemin des clubs européens ,asiatiques ou maghrébins. Les premiers cités constituent la crème du football professionnel mondial .

Et ce soir ,nous aurons l’occasion de voir ce qui s’y fait de mieux .C’est à dire la confrontation des 02 meilleurs clubs du monde à savoir le réal de madrid et le fc barcelone. Ce classico est une véritable institution opposant deux régions différentes ,la Castille et la catalogne ;deux styles de jeu différents , un jeu de passe catalan face au football directe madrilène mais aussi deux visions de l’Espagne différentes ,une catalogne indépendantiste face à une castille républicaine. Après un somptueux match nul à l’aller,les deux équipes se retrouvent à 20h pour une qualification en finale de la coupe du roi avant une seconde confrontation ce samedi cette fois-çi pour le prestige etant donné que le championnat est pratiqué plié en faveur du barça. Ces deux matchs sont d’une importance capitale pour les 02 équipes. Pour les barcelonnais ,c’est l’occasion de se rassurer tant la défaite au milan ac semble avoir mis en evidence les limites d’un système de jeu présenté comme le meilleur au monde .Pour le réal de madrid qui a deja perdu la liga,ce sera de garder toutes ses chances d’accrocher un trophée cette saison et certainement une bonne préparation pour le match retour de la ligue des champions contre Manchester united.

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Article : Affaire « femme, chef de famille » en Côte D’Ivoire: retour sur une histoire de milliards !
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24 février 2013

Affaire « femme, chef de famille » en Côte D’Ivoire: retour sur une histoire de milliards !

Je m’en doutais bien. J’en avais même fait le pari avec un ami. Ma petite expérience du Gondwana m’avait conduit à la bonne hypothèse. Il s’agissait bien de gros sous  à tel point que le «  prési choco » avait  tôt  fait de dégainer pour siffler  la fin de la récré. Sous  les tropiques et pas seulement ici, Droit et Argent cheminent bien souvent ensemble. Ne vous en faites pas, je ne vous ennuierai pas avec une histoire de corruption, j’ai décidé de ne plus décrier un comportement devenu rationnel !

Et oui, corrompre aujourd’hui à Abidjan permet de maximiser le bien être de tous les protagonistes. Du policier préparant son week-end aux protagonistes d’une queue de poisson pressés d’éviter le constat en passant par les autres usagers de la route  incitant les infortunés du jour à « s’arranger », tout le monde y tire son compte.  Je vous parle  plutôt d’une acrobatie juridique, marque déposée des  contrées du Gondwana,  soudainement  agiles et souples pour  l’occasion. En effet, il y’a quelques semaines, cette histoire avait défrayée la chronique, fait les gros  titres des journaux et provoqué la réaction non moins remarquée de nos religieux.

J’avais reçu un après –midi le SMS suivant d’un ami : « djo, on dit que ton prési dit que je ne suis plus le chef de famille ! ». Je me rappelle encore de la Une du journal satirique GBICH présentant une caricature du  prési choco, un enfant au dos et sous le regard insistant de la « première femme », traduisant ainsi le sentiment populaire. La rue abidjanaise avait vu dans ce projet de loi sur la famille une véritable atteinte aux valeurs culturelles du pays. La loi a été finalement votée emportant au passage le premier ministre d’alors et son gouvernement.
Ce vendredi, j’ai eu l’occasion de conforter mon analyse sur la question au cours de la conférence animée par Mme Affousiata  Bamba, ministre de la Communication et ex-présidente de la Commission des Affaires générales de l’Assemblée nationale, commission qui avait défendu le projet de loi. Comme pour répondre à la polémique, l’honorable a d’emblée précisé que la nouvelle loi sur la famille ne niait pas le rôle de chef de famille dévolu au mari. Elle a ensuite rappelé que cette loi ne faisait que s’inscrire dans le processus de ratification de la convention sur les droits des femmes que l’Etat ivoirien avait signée à la fin des années 1990. Ainsi la nouvelle loi assurerait une  nouvelle dignité à la femme ivoirienne. Mais la ministre concède, et c’est là que les choses deviennent intéressantes, que l’adoption de cette loi permettrait au pays d’accéder à une manne  d’environ 100 milliards de FCFA  et ce, dans le cadre  du Millenium Challenge Account, un fond de développement bilatérale initié par le président Bush en 2004.

J’ai lu sur  internet  que ce fond a pour objectif de promouvoir la croissance économique dans les pays pauvres sélectionnés suivant une dizaine de critères mesurant l’efficacité de l’économie en termes de justice, d’équité, d’investissement en capital humain et de promotion d’entrepreneuriat. Vous n’êtes pas dupes, les états philanthropes n’existent pas. Vous vous demandez bien quelle est l’intérêt du Sénat américain à creuser davantage le déficit budgétaire américain avec au passage  un accroissement de sa dépendance vis-à-vis de la Chine, détenteur principal des bons du trésor américain. Mme la ministre a assuré, démagogie oblige, qu’il s’agissait d’un don et rien de plus. A la réalité, l’analyse des critères de sélection  montre bien un biais en faveur des principes de libre marché. En clair, les conservateurs américains ont décidé d’assurer, à travers des financements importants, un environnement des affaires favorable à leurs entreprises en quête de nouveaux marchés dans les pays pauvres. Un peu comme les APE (Accords de politiques économique) entre l’Union Européenne et les pays ACP (Afrique Caraïbes Pacifique) qui avaient tant fait jasé, mais cette fois dans les milieux universitaires. La raison principale de cette pirouette juridique était  donc  la mise en place des conditions favorables à la pluie des milliards! Sinon, comment comprendre que la nouvelle loi remplace la mention de l’époux comme chef de famille par la phrase laconique suivante : la direction morale et matérielle du foyer est du ressort des conjoints. On bascule alors en philosophie pour se demander si l’on peut diriger à deux ou à plusieurs (polygamie oblige) ou encore si le pouvoir  peut  s’exercer conjointement. Ou de façon terre à terre y a-t-il plus d’un capitaine à bord d’un bateau ? Mon  frère cadet qui a comme roman de chevet L’île au trésor de Stevenson, vous dira que même chez les pirates,  il n’y’a qu’un seul capitaine ayant la charge de la direction du navire !

PS : La pluie des milliards ne nous a pas encore mouillée et mon père est toujours le chef de la famille !

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Article : Classes moyennes en Afrique,quels visages?
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18 février 2013

Classes moyennes en Afrique,quels visages?

La réponse à une telle question n’est pas aisée tant le concept de classes moyennes est difficile à cerner. Qui fait partie de la classe moyenne ? Déjà, à l’école primaire, mon père m’avait  répondu que nous (notre famille) étions «au milieu». Où  se situait le « milieu » à la fin des années 1990 ? Concrètement, on mangeait à notre faim 3 fois par jour, nous (ma fratrie) étions scolarisés dans des écoles privées catholiques et avions  accès à la mutuelle des fonctionnaires  pour se soigner de façon acceptable  . A la maison, nous avions un frigo, une télé (seulement la chaîne nationale, l’abonnement Canal+ étant trop chère pour papa). Comme jouets, on avait des bicyclettes (les fameux BMX, vous vous en souvenez certainement), pas de consoles de jeux (les jeux électroniques chinois oui) encore trop chères pour papa.
Bref, tout juste le modeste train de vie que le seul salaire de mon père maintenait au sein d’une famille plus que nucléaire! Avec du recul, être « au milieu », c’était faire partie de la strate inférieure de la classe moyenne ivoirienne, une strate constituée largement d’agents de la fonction publique entre autre, enseignants, militaires, policiers…

Quid de la classe moyenne supérieure ? Ces familles qui avaient un niveau de vie un peu plus au dessus du nôtre. Mon cousin Aziz en faisait partie. Il habitait au quartier résidentiel, son père était pharmacien. Ma tante, la mère d’Aziz était infirmière et incitait la mienne à suivre des cours d’alphabétisation. Aziz avait une console de jeu Playstation et c’est lui qui m’avait dit que son père avait installé dans leur salon un ordinateur comme celui de  la secrétaire  de  notre collège. Les lundis, lui et Diaby ,mon voisin de classe dont le père était un commerçant grossiste de riz,  me racontaient  les exploits d’Okocha au PSG et  de Georges Weah au Milan AC. Ils avaient vu ces images au cours de leur émission préférée « l’équipe du dimanche » sur Canal +. Moi, j’attendais plutôt lundi soir l’émission « télésport » qu’animait le journaliste Brou Aka Pascal sur RTI (Radio Télédiffusion Ivoirienne), la chaîne des grands énervements d’alors.

Un peu plus d’une décennie plus tard, les lignes avaient bougées diversement pour les uns et les autres . Pour nous , la situation n’avait pas tellement changée. Mon père était certes devenu inspecteur dans son service mais les bénéfices d’une telle promotion ont très vite servi à financer nos  études supérieures, cette foi-çi à l’université publique, les  facs privées même confessionnelles étant hors de portée. Maman avait bien entamé une activité florissante de vente de vivriers avant que Grand-mère n’emporte avec elle dans la tombe la totalité du fond de commerce lors des funérailles qui ont succédées à son décès. Quant à Aziz, il poursuit des études d’informatique en Inde. Leur maison est devenue si morose que maman plaisantait avec ma tante sur l’idée de mettre en route une petite sœur à Aziz. Diaby tente de moderniser la comptabilité et le contrôle de gestion de l’entreprise de son père après avoir eu son BTS. Il a épousé, il y’a quelques mois, une des filles de « clairecity » (c’est le surnom que mes amis et moi avions trouvé à une famille dont les filles avaient la particularité d’être toutes de teint clair). L’imam le cite en exemple tout le temps en  exhortant les autres jeunes célibataires du quartier à sortir du péché ! De temps en temps, il  me permet d’échapper au supplice des bus bondées de la SOTRA (Société des transports abidjanais) en me déposant non loin du campus à bord de sa voiture.

Mais des changements extraordinaires s’étaient opérés pour certains. Mon oncle Soro était un ‘dozo’ (chasseur traditionnel du nord de la Côte D’ivoire). Il s’était fait enrôlé dans la rébellion qui avait éclaté en 2002. Son niveau CEPE (Certificat d’études primaires ) lui avait permit de devenir chef de guerre et de profiter ainsi des rentes d’une telle situation. A Korhogo, il  avait construit une grande bâtisse au secteur « milliardaire », le quartier des nouveaux riches. Nos voisins, les Lébri, avaient aussi emménagés dans un quartier similaire. Papa disait que Mr Lébri était devenu « un refondateur », il avait eu une promotion importante dans l’administration. Au quartier, le bruit courait que c’est lui qui avait offert une rav 4 à Aicha, une des filles de « Clairecity ». Après la crise post-électorale, nous avions appris qu’il était au Ghana avec sa famille.

Vous constatez avec moi que  la succession de crises militaro-politiques a eu des conséquences notables sur la classe moyenne ivoirienne. Une minorité de famille ont gouté pendant un certain temps aux délices de la classe moyenne supérieure tandis que la majorité des familles issues de la classe moyenne inférieure a vu son ascension sociale ralentir nettement. Et la conférence à laquelle j’ai participé ce vendredi à l’institut français d’Abidjan tentait d’établir un tel constat à l’échelle africaine. Organisée par la revue Afrique Contemporaine en collaboration avec l’AFD, elle a réuni un panel de cinq intervenants.

une vue des intervenants à la fin de la conférence

Le modérateur Jean Bernard Veron soulignait d’entrée que le regain d’intérêt pour la classe moyenne africaine procède du nouvel afro-optimisme, se nourrissant des taux de croissance économique enviables des pays africains. Si elle existe bel et bien comme l’attestait Mr Pierre Jacquemot, la classe moyenne en Afrique, celle des ‘ni…ni’ (ni pauvre, ni riche), présente des spécificités propres. Selon la BAD, la classe moyenne en Afrique dispose d’au moins 2$ par jour. Elle se caractériserait essentiellement par des comportements différents du reste de la société . On a un style vestimentaire particulier tourné vers les tendances occidentales, des modes de consommation du même ordre et un niveau d’insatisfaction visible. Par ailleurs, ces familles ont pris conscience du rôle de l’éducation dans la pérennisation de leur situation et de celle de leur progéniture. C’est ce qui explique des niveaux de dépenses élevés en éducation mais aussi en termes de santé. La classe moyenne en Afrique, c’est aussi une démarche d’émancipation vis-à-vis des pesanteurs socio-culturelles en Afrique. Le stress des jeunes cadres ‘dynamiques’, tiraillés entre les sollicitations sociales nombreuses et leur aspiration à maintenir un niveau acceptable, est patent. Cette situation a été identifiée comme l’une des raisons de la montée des pathologies cardiaques en Afrique. Dans un tel contexte, le  Pr Keho Yaya, récent lauréat du prix Abdoulaye Fadiga de la BCEAO,  a  insisté  sur la nécessité d’enquêtes statistiques plus poussées sur la classe moyenne avant toute politique orientée vers cette dernière.

by ink
Pr KEHO en pleine démo

Mais une dernière interrogation persiste à mon esprit. Celle de Comi Toulabor, chercheur  au laboratoire les Afriques dans le monde, et intervenant à la conférence. Qu’est-ce qu’il y a derrière ce regain d’intérêt pour les classes moyennes d’un continent dont on avait estimé la disparition non nuisible au reste du monde ? A la recherche de nouveaux marchés, les  puissants  lobby des firmes occidentales ne tentent-ils pas d’induire certains comportements de consommation aux millions d’individus décrétés  « moyen » du jour au lendemain ?

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Article : Abidjan : à la Saint-Valetin, le prix des « jtm » s’envole !
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15 février 2013

Abidjan : à la Saint-Valetin, le prix des « jtm » s’envole !

Money tunnel par RambergMediaImages, via Flickr CC
Money tunnel par RambergMediaImages, via Flickr CC

J’en suis sûr, vous allez m’en vouloir à la fin de la lecture  de ce post. Mais mieux vaut tard que jamais. Cela pourra vous servir pour l’édition 2014 de la Saint-Valetin…

Hier matin, à la vue de mon mur Facebook et des nombreux « Bonne fête aux amoureux » qui y pullulaient, je m’étais promis de rédiger une sorte de guide à l’intention de nos chers amoureux en ce 14 février qui leur était dédié.

Une sorte de manuel pour tirer son épingle du jeu dès l’ouverture du marché. De quel marché  s’agit–il ? Du marché des fonds prêtables, bien sûr. En effet, chaque 14 février, ce marché  connait  à  Abidjan  une animation particulière. Une vague inhabituelle d’amoureux  arrive sur le marché. Et comme vous pouvez le deviner, le principe  économique  de   base  stipule que l’offre étant supérieur à la demande, les prix s’envolent donc !

Ainsi les amoureux du jour ont dû s’attendre à une facture salée pour déclarer leur flamme ! Ils  ont dû commencer par  annuler le risque d’une rupture de communication au cours de la journée à travers des transferts de crédits téléphoniques. De toute façon, les nombreuses offres promotionnelles des opérateurs mobiles leur  enlèvent  toutes excuses. Puis ce sera au tour des vendeurs de fleurs (rouges de préférence) et autres cadeaux circonstanciels  de  faire monter les enchères.

La nuit tombée, les chauffeurs de taxis ne dérogeront pas à la règle en triplant, voire quadruplant, leurs tarifs habituels. Les maquis et les restaurants attendront de pied ferme les jeunes amoureux, persuadés qu’ils  seront  prêts  à se serrer la ceinture voire même à  jeûner  (ah oui oui, il est possible que ces messieurs  soient  spectateurs  d’un dîner qu’ils auront  payé de leur  propre poche)  pour satisfaire la dulcinée d’un soir. Les conditions  enfin  réunies (eh oui, la route qui va au cœur passe par le ventre) nos amis pourront sortir le « Je t’aime ». Et  là s’arrêtera  leur  pouvoir de décision, la suite étant une variable aléatoire  (à part les frais de transport  du retour) que même la « go » ne  maîtrise pas !

En faisant les comptes, le prix de revient de cette soirée sera anormalement élevé ! Bref, l’amour  a sans doute des raisons  que  la rationalité économique ignore !

Ps : Vous vous demandez bien pourquoi ce post vient si tardivement, bizarre bizarre… Et si j’avais moi-même été faire un tour au marché ?

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Article : ADO DEGAINE!
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16 novembre 2012

ADO DEGAINE!

Abidjan.net | Cartoon N˚73

Il y’a dans la surprise cet effet glacial qui immobilise pendant un moment les individus, incapables du moindre mouvement ni de la moindre réaction. En ce jour férié de la paix, les ivoiriens sortaient peu à peu d’une telle situation. Et à Abidjan, les commentaires allaient bon train.

De quoi s’agit-il donc ? Ah, vous n’êtes pas au courant de la mésaventure de nos chers ministres ?  Eh bien ils ont été frappés par  l’aléa politique ! un petit récit :mercredi 14 novembre 2012,comme tous les mercredis ,il y’a conseils des ministres ,et comme d’hab, tous les ministres se pressent, le prési- choco(un slogan de campagne) n’aime pas les retards.9h 35 min(euh est-ce que c’est  bien à cette heure  qu’il est arrivé?…. bon on s’en fou, ce qui devait se faire ,s’est fait !) Le brave-tchè arrive donc dans la salle du conseil, prend place et pendant ce temps, nos infortunés du jour sont studieux, chacun préparant les présentations habituelles. Et là commence le film (un mauvais film pour certains).Vous entendez surement le générique des films annonçant la confrontation entre le brave et les bandits (sic) ? Le brave-tchè demande à ce que la presse entre .Les ministres s’interrogent ? Quoi ? Un conseil suivi par la presse ? Ils redoublent alors de concentration, chacun souhaitant paraitre sous son meilleur jour, histoire de marquer quelques points .Le brave-tchè, de façon exécutive, dégaine : le gouvernement est dissout ! Résultat : 36 Hommes à terre ! (dont 6 femmes, genre oblige !).Il sort sans ciller, et va honorer ses différentes audiences. fin du film

Je suis tenté de m’écrier : C’est quoi la raison ? Officiellement, le président a décidé de tirer toutes les conséquences du non des groupes parlementaires PDCI et UDPCI lors du vote en commission du projet portant sur le statut juridique des conjoints. En effet, Les députés PDCI et UDPCI (membres de la coalition RHDP) avaient voté la veille contre cette loi qui suggère une cellule familiale sans chef (sic). Retirant ainsi à l’époux un statut tant culturel, cultuel que politique dans le pays. À y bien voir, ce dernier couac au sein du RHDP s’apparente à la goutte d’eau qui a fait déborder le vase .En effet des multiples dissonances se sont fait entendre au sein de cette coalition au pouvoir. Le fait que le vieux parti (PDCI) ait laissé entendre la possibilité d’une candidature aux prochaines présidentielles de 2015 ; les tensions nées des dernières législatives ; l’insatisfaction du PDCI dans le partage du « gâteau» ;…témoignent d’une lutte souterraine mettant face à face un parti au pouvoir, le RDR, dont l’objectif est de s’enraciner durablement dans le pouvoir et le PDCI dont la fierté et l’orgueil légitimes, poussent à ne pas  se plaire dans le rôle d’accompagnateur. Cette situation nous rapproche une fois de plus d’une fin d’année agitée en raison des élections municipales potentiellement conflictuelles.

Alors que les féticheurs et autres marabouts reprennent  du service promettant aux uns la reconduite et aux autres une nomination, les tractations se font dans les coulisses pour le nouveau gouvernement. Que fera le président ? Accéder au désir de l’aile dure de son camp qui  souhaite  sortir du RHDP et gérer le pouvoir  seul ou au contraire amorcer un dialogue franc avec le PDCI en vue de municipales apaisées. WAIT AND SEE!

 

 

 

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MOI,L'ECONOMIE ET LE FOOT

Auteur·e

L'auteur: idriss
je suis élève ingénieur statisticien économiste à l'ENSEA d'Abidjan.La passion de l'écriture m'a conduit à postuler au concours mondoblog et j'espère apprendre beaucoup de vous!

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